Jusqu’à ce jour, il est interdit d’ajouter des produits radioactifs dans les aliments et l’absence de contamination est la norme. Certes, des limites de contamination, dites acceptables, ont été fixées, mais afin de gérer une situation post-accidentelle : on tolère, pour une durée limitée, la consommation d’aliments contaminés au dessous d’un certain seuil. Au dessus, elles doivent être éliminées et les producteurs indemnisés.
Cette situation risque d’évoluer vers la mise en place d’un seuil minimum permanent sous la pression de deux instances internationales. Le Codex alimentarius (émanation de la FAO et de l’OMS chargée d’établir des normes sanitaires internationales) propose que toute denrée ne dépassant pas des seuils de contamination variant selon les matières radioactives puisse être exporté ou importé librement ; tandis que la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) suggère de supprimer toute protection tant que la radioactivité ne dépasse pas des normes variant entre 10 et 1 000 bq/kg.
Une pétition contre les aliment radioactifs
Leur argumentation repose sur le caractère négligeable des risques au dessous de ces seuils, proches de la radioactivité naturelle. La Criirad, Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité, conteste ces propositions. Ses simulations montrent que les risques associés à la consommation régulière d’aliments « radioactifs » sont élevés. Ce que confirment des cancérologues qui soulignent que la fréquence et la régularité de rayonnements ionisants, même à dose infime, peuvent être cancérigènes. La Criirad se mobilise contre la mise en place de ces seuils. Une pétition espère réunir des dizaines de milliers de signatures.
Renseignements et pétition sur : www.Criirad.org Ou Criirad - 471 av. Victor Hugo - 26400 Valence.