Une filière paysanne de bois déchiqueté se dote d’un cahier des charges de production pour le respect de la ressource.
Sur papier dès avril 2007, le cahier des charges de production de la plaquette de bois déchiqueté, élaboré par la filière paysanne du Limousin, est maintenant prêt à être mis en place. «
Il a fallu un an de réflexion » explique Yannig Jaouen, animateur de la filière [
1] portée par l’association Energence et la Fédération régionale des CIVAM [
2]. Ce cahier des charges de production doit garantir une plaquette de qualité. On y trouve donc des obligations techniques : granulométrie, taux d’humidité, absence de corps étrangers. Mais il doit aussi assurer le respect de la ressource avec des clauses portant sur la gestion du bois et son origine : plaquettes produites dans un rayon de 20 km autour du consommateur et issu de bois qui n’aurait pas pu être valorisé autrement, pas de coupe rase, élagage des bords de près tous les 10 à 15 ans, replantation, respect du sol lors de l’exploitation et retour d’un minimum de matière organique au sol en laissant les feuilles et les branchettes. «
Les agriculteurs veulent éviter le saccage des parcelles forestières. Cela garantit la crédibilité d’une filière énergétique renouvelable ». Sur le Limousin, la filière devrait alimenter une quarantaine de maisons.
Aujourd’hui de nombreux groupes d’agriculteurs développent une activité bois-énergie. Sans cahier des charges de ce type, elle peut non seulement s’avérer non rentable sur le plan énergétique - la dépense d’énergie pour le transport devenant trop importante - mais aussi entraîner la disparition plus rapide des haies et des forêts paysannes.